ou El Rancho…

En France une chaine de restaurant pour le moins passable, ici en Colombie, un art de vivre. Effectivement la zone de Montéria à l’Ouest de Carthagène pourrait bien se prêter à un décor de films de Sergio Leone. Le titre en serait déjà tout trouvé avec le nom évocateur des 2 villes précédemment citées.

Le lien vers l’album Flick’r

Montéria est la porte d’entrée pour la zone d’élevage du bétail colombien.

Cependant, les terres ici sont arrachées à la jungle ; les gringos ne sont pas tous des américains hors la loi, les colombiens ne sont pas tous en ponchos et ne parlent pas tous avec un fort accent mexicain. De plus, Monteria en espagnol veut dire la « zone de chasse » je crois, donc un lien tout trouvé pour monter du bétail.

Devant cette réalité,  cette visite sur une propriété d’élevage fut instructive. Comment élever du bétail ou le faire grandir dans une zone équatoriale ? Comment utiliser son capital terrien ?

Mon hôte lui a décidé de s’occuper des bœufs (donc males… les femelles trop pénibles à élever… aucun lien avec leurs cousines humaines ?) entre 200 et 450 Kg donc dans une période où l’on fait croître le bétail avant de le revendre pour une dernière petite croissance avant l’abattoir.

Déjà la bestiole locale est importée d’Inde. C’est un sorte de zébu non sacré qui résiste à température locale et aux autres moustiques.

Sa nourriture consiste en herbes différentes qu’il mâchonne à raison de 1 mètre carré par jour pour un gain de poids de 7 kilos par mois. De plus, une vache régule son alimentation avec du sel pour en total d’environ 7 grammes par jour qui lui permet de renforcer ses défenses immunitaires… bref nous voila devant un balai des troupeaux selon le poids des bêtes entre les différents verts pâturages qu’il faut sans cesse préserver devant le retour de la jungle par divers produits.

Un temps pour brouter, un temps pour la jachère et se renforcer, les terres ont aussi besoin de soins car la vraie valeur, est ce sol verdoyant du nord Ouest de la Colombie.

La journée avec mon hôte commence avec un petit déjeuner dans le village à base d’un soda et pains locaux et des bananes frites (plantanas) pour après se promener à cheval dans les divers près verdoyants pour compter les têtes et voir leur état de forme avec l’homme de confiance de la ferme. Cette longue promenade dans les collines me fait découvrir des endroits que je ne connaissais pas de mon corps grâce à ma première expérience équestre. Mon hôte me montre l’endroit ou son 4*4 s’est retourné il y a mois et comment tout le monde s’est miraculeusement sorti de cette chute. L’examen des lieux continue avec les divers troupeaux.

Un cheval de notre groupe a un coup de fatigue. Du coup, on le laisse avec son cowboy dans le champ, le temps qu’il retrouve ses esprits, broute un peu et reprenne son souffle. A priori, ne jamais donner d’eau à un cheval dans cet état, cela pourrait le tuer.

Vient le moment tant attendu du repas où le plaisir gustatif est amplifié par cette journée à cheval sous 30°… un repas typique avec viande et comme légume de base la platana, une variété de bananes que l’on braise, et nous voilà dans le far west colombien.

Après les Etats Unis ou l’Argentine, un vrai décor de gauchos, ou de cowboys. Ils ont ça aussi ici. ET cette colombie secrète est aussi belle que la colombie plus empruntée des visiteurs.

One Comment to “A l’Ouest de Carthagène…”

  1.  Jérem said on

    DU bon steak aussi là-bas alors

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