L’Autre Bolivie

janvier 3rd, 2011

Comments ( 2 )

La Bolivie est un pays magnifique perchée là haut dans la montagne. On n’y monte ou descend pas qu’à cheval sur des routes dites de la mort. On est à près de 4000 mètres tout le temps et le bolivien est un indien des tribus montagnardes parlant le quetchua élevant des lamas et faisant pousser du quinoa. Faux…enfin vrai mais pas que.

La Bolivie est une terre de contraste. Elle a, certes, pas d’accès à la mer pacifique par trop de pacifisme peut-être, ce qui lui a permis peut-être de garder ce caractère andin et plus indien que ses voisins montagnards mais elle a tout un autre versant aussi à découvrir, se terminant soit vers l’Argentine soit le Brésil et le Paraguay.

Le lien vers l’album Flick’r

Les vignes et le rugby, un versant méconnu de la Bolivie

Incroyable mais vrai, la Bolivie produit du vin mais aussi des rugbymen. Le championnat a 6-8 équipes et en plus vers Tarija, ce ne sont que des locaux. Voilà une région où ce qui pousse est vigne. Nos voilà dans la région viticole la plus haute du monde paraît-il. Je dirai sans m’avancer que le vin ne pourra qu’aller en s’améliorant ainsi que les sessions de dégustation où l’on nous sert sans broncher blanc sur rouge puis rouge sur blanc du plus sec au plus madérisé sans laisser à la bouche le temps de se reprendre. En tout cas les alentours recèlent de paysages intéressants aussi.

Santa Cruz, capitale économique dynamique

La capitale économique du pays. La Locomotive économique du pays, tournée vers le Brésil où les gens ne sont plus des indiens aymara ou quechua des montagnes mais plus un vrai mélange entre des indiens de la jungle et des émigrants espagnols ou de pays voisins venus pour le travail ici. La ville est organisée en cercles d’urbanisation et la plazza centrale a forcément son église et des bâtiments administratifs. Forcément comme toutes les grandes villes, elle grouille de vie et d’activités et est la porte d’entrée pour certains des endroits les plus reculées de la région mais aussi les plus beaux comme le parc Ambrosio ou Neil Kempf. D’autres possibilités de voyages autour seront d’aller sur les ultimes traces du Che ou aller dans la jungle amazonienne ou découvrir les missions jésuites restaurées.

L’Amazonie ou le Pantanal ? Le choix de la végétation et de la jungle

La réponse est simple. En Bolivie, faites l’Amazonie car rien n’est développé dans le Pantanal pour le touriste. Pour cette dernière, il vaut mieux traverser le frontière brésilienne pour trouver une organisation qui puisse recevoir des étrangers.

Pour l’Amazonie, cela étant, il paraît que c’est une expérience intéressante et il y a aussi bien du trekking dans la jungle que des safaris. A mon avis, entre le Pérou, l’Equateur, la Colombie et le Brésil, visiter l’Amazonie relève d’un choix compliqué. Au palmarès, il semblerait que la triple frontière colobo-braziliano-péruvienne remporte la palme des meilleures lieux d’expédition (Leticia en Colombie). L’Amazonie Equatorienne a la chance d’être facilement atteignable et le séjour non moins intéressant, et la Bolivie pour son prix un peu plus abordable.  A vous de choisir…

Les missions Jésuites

La république des Jésuites ou de Dieu, territoire appartenant à l’Eglise avant le partage des terres sud américaines entre portugais ou espagnol ou un retour dans le film « Mission ». Dans cette partie de jungle de la Bolivie, on voit comment les jésuites ont christianisé ces indiens et ont réussi à créer des vrais villages centrées autour des églises et le travail en collectivité. On découvre un art un peu naïf et baroque superbe avec des églises tout en bois sculptés. Un vrai retour en arrière dans une région paisible avec des gens qui prennent le temps de vivre…

Les routes sont en terres rouges et les personnes ici sont différentes de leurs compatriotes dans les montagnes andines. Ils se sentent plus proches de communautés brésiliennes et sont attirés par l’Orient du continent avec qui les échanges se font plus naturellement qu’avec les montagnards perchés dans leur salar.

En tout cas, une partie encore sous-exploitée du pays et à l’écart des routes touristiques de la Bolivie (plus pour longtemps paraît-il) qu’il faut aussi découvrir car cette république jésuite, cette tentative de construction de civilisation et de vie au XVIème, XVIIème, n’existe nulle part ailleurs.

Evidemment on ne peut pas ne pas oublier ce qui fait la Bolivie. L’arrivée majestueuse sur la trépidante La Paz, sorte d’amphithéâtre romain à l’échelle d’une vallée montagnarde jugée de maisons de toute part sous l’œil attentif de l’Illimani.

On ne doit surtout pas éviter le Sud Lipez et son Salar d’Uyuni ainsi que ses éléments remarquables comme les Lagunas verde et colorada ou ses volcans comme le Licancabur, les geysers et autres déserts de Dali ou sources d’eau chaudes. On ne doit pas oublier quel pays magnifique elle est lorsque l’on parle d’activités extérieures telles que les trekkings (toutes sortes d’incas trails), les ascensions (tel le Huyana Potosi, un 6000 très accessible), le VTT avec des descentes de plus de 2000 mètres, les promenades en tout genre dans des décors extraordinaires comme à Salento, ou du rafting . Un pays de pur plaisir pour le sympathisant de ces activités.

On doit aussi se confronter à la démesure humaine dans Potosi, ville construite sur sa fabuleuse mine d’argent, le « Cierro rico » à plus de 4000 mètres qui en fera la ville la plus prospère et la plus grande du XVIIème siècle alors qu’aujourd’hui elle ne remporte que le prix de la ville la plus haute du monde, et où les espagnols vécurent dans l’opulence de cette richesse tout en créant un monstre germinalien qui aujourd’hui continue d’être exploité en coopérative de miniers indiens mastiquant leurs feuilles de coca malgré le filon épuisé. Il faut avoir le courage de rentrer dans cette mine pour essayer d’imaginer ce que ces personnes endurent.

On ne doit pas aussi bouder son doux plaisir à Sucre, ville blanche coloniale, capitale administrative, mais tellement différente de La Paz, l’indienne métissée.

Non, la Bolivie de notre imaginaire reste fondamentalement liée à l’image de ce pays mais l’autre Bolivie mérite aussi que l’on s’y attarde assurément.

2 Comments to “L’Autre Bolivie”

  1.  Billy Bob said on

    Sympa..; moi qui voulait faire que le tour du salar ou qui pensait que rester sur l’altiplano.
    Les missions jésuites, ça a l’air pas mal…

  2.  JULIO said on


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