Au Brésil, le pouce en l’air, est un art de vivre. Certaines personnes comme les indiens dodelinent de la tête, le brésilien, lui a un sourire qui ravirait tous les orthodentistes dans le monde mais surtout porte en lui cette énergie incroyable qui se résume en un geste, le pouce en l’air.

Le pouce en l’air vient avec le « todo bem », leur bonjour qui veut déjà tout dire. En France ou en Angleterre, notre familiarité nous pousse à demander aux gens comment ils vont. Au Brésil, on assume que tout va bien au contraire de l’Europe, et donc, l’usage est dire que tout est bon, ce qui est une évidence pour eux, tout comme le pouce levé.

Si les Césars romains utilisaient ce geste avec parcimonie pour gracier un combattant vaincu mais vaillant des jeux du cirque, le brésilien lui l’utilise tout le temps pour dire, c ok, tout va bien , tout est cool, la vie est belle. Tout est normal quoi, la vie est faite pour être vécue de manière heureuse, alors pourquoi rester sur des tracas, somme tout, dérisoires ?

Rio, l’énergie de la samba, du guarana

Un pays de kiffeurs de la vie, on profite de la vie, enfin surtout à Rio. Dans les favelas ou à Ipanéma, il y a autant de sourires quelque soit l’environnement. Evidemment, le paysage est grandiose donc les gens ressentent l’énergie du lieu et sont forcément heureux. L’habitant de Rio aime se maintenir en forme et le montrer, ainsi la plage devient un lieu de pratique sportive. De même, le brésilien peut se gaver de tous les jus de fruits normaux ou survitaminés pour le rendre encore plus « fit ». Il aime sa vie, il aime porter un petit maillot de bain boxer, là où les femmes aiment minimaliser leur maillot de bain et notamment la partie bikini.

Il y a évidemment à Rio autre chose que la plage, il y a une ville avec ses quartiers plus populaires ou alors plus touristiques qui permettent de mixer la plage, le sable et l’océan, à la déambulation touristique.

Evidemment, si tu vas à Rio, il ne faut oublier de monter là–haut comme dirait Dario Moreno. Là haut, c’est le Corcovado avec son Christ rédempteur qui surveille ses ouailles avec les bras écartés. Plusieurs chemins sont possibles pour monter que ce soit à pied ou en bus ou en tram. Certaines montées à pied sont pentues et fort intéressantes comme celle partant du jardin botanique. En tout cas, le chemin trace son sillon dans la montagne tout droit et c’est à ce moment que l’on se rend compte que le brésilien n’est pas forcément issu d’un peuple montagnard. Une belle montée somme tout pour une vue extraordinaire sur tout Rio si les nuages vous en laissent la jouissance.

La plage où tout se passe

Les gens se parlent, mangent, boivent, se baignent, applaudissant l’astre solaire au moment où il tire sa révérence, jouent à tous les jeux de plage mais les plus populaires sont le foot-volley et le beach-volley. Le niveau est incroyable et ici pas de discrimination dans les jeux de ballons ronds, les femmes sont aussi fortes que les hommes et jouent tout autant. Quand le sport un élément clé de l’identité d’un peuple et permet de réunir les 2 sexes… De même, sur la promenade, au bord de l’eau, ça court, ça skate, ça muscule, ça roller, ça marche, ça s’active. Et le soir venu, ça se parle, ça écoute un groupe ou 2 posé ça et là près d’un estanquet et qui cherche à faire chavirer les foules avec des airs brésiliens typiques.

Le soir de Rio

Plus tard encore, toujours le soir, la ville s’enivre des airs de samba des groupes qui répètent pour le carnaval. Certains continuent à jouer au foot sur les plages éclairées de Copacabana (voire de surfer ou se baigner à l’extrémité Est d’Ipanema éclairé) mais la plupart attende ce moment pour aller s’hydrater et bouger aux rythmes des percussions de samba principalement. Et si la fête bat son plein dans Lapa, la chic et fashion, d’autres lieux de Rio s’égaient aussi. Ainsi, l’immersion dans un « bailey funk » en plein milieu de la favela la plus importante de Rio m’a permis de partager un autre rythme qui fait aussi danser la jeunesse locale. Et à la proposition des hôtels d’organiser des tours de favelas à l’intention des touristes qui veulent vivre le grand frisson pendant 2-3 heures, j’oppose la possibilité d’aller vivre cette expérience soi-même accompagné par des gens qui connaissent un peu les lieux. Evidemment, il faut y avoir fait les bonnes rencontres mais si cela arrive, il ne faut pas hésiter à y aller.


Ainsi, des images pourront rester gravées dans ma mémoire comme ces personnes autour de la salle polyvalent de la fête avec leurs armes à la main, la façon de danser très suggestives sur ce type de musique du sexe dit faible mais aussi le sourire toujours et encore présent. Présent, même après l’aurore sur le visage de ce jeune adolescent en bas de l’échelle de « drogue dealing connection », dont le travail est de surveiller un coin de rue avec sa kalachnikov à la main qui m’a donc gratifié d’un grand sourire et d’un pouce levé. Belle image…

Le sourire, le « todo bem », le pouce levé

Avec ça, un pays avec tous les voyants au vert ; une croissance à 2 chiffres, une coupe du Monde de football dans 4 ans, des Jeux olympiques dans 6, un président sortant populaire à l’intérieur et à l’extérieur du pays qui a réussi faire rentrer le pays dans une autre ère qui profite à pratiquement tout le monde. Le Brésil devient un vrai pays industrialisé avec une classe moyenne émergente, des pauvres qui le sont moins mais on sent que c’est un pays d’opportunité pour celui qui en veut. Un parallèle est sans doute possible avec la situation des pays européens au moment des Trente Glorieuses. Une personne qui veut s’en sortir, qui veut se bouger, le peut et aussi peut réussir. Nous ne sommes pas dans le cas des pays occidentaux d’aujourd’hui où sans diplôme, on évolue plus difficilement, et où l’énergie des personnes n’est plus suffisante, et, de l’autre côté, on ne reconnaît plus le cas typique du pays pauvre, où la situation d’un être pauvre est de le rester. Au Brésil, on sent que tous les ascenseurs, les escaliers d’ascension sociale sont réels et fonctionnent.

De même, on ne retrouve pas aussi la situation de ces pays sortis de l’ère communiste  et dont la folie capitalistique ne profite qu’un petit nombre. Il est intéressant de noter que la Chine de Mao et la Russie de Lénine sont les pays avec le plus de millionnaires et de milliardaires.

Le « Kiffe »

En tout cas, ça « kiffe » la vie, là bas, la musique, les belles femmes, les beaux corps, les bons fruits, le foot et le volley et les repas gargantuesques avec les menus au kilo ou alors les churrascerias où pour un prix fixe, un buffet imposant et surtout des myriades de serveurs gravitent autour de soi avec des morceaux de viande sur broche à manger tant que notre panneau reste au vert pour se faire servir. Avis aux amateurs…

Toute cette bonne humeur…A se demander pourquoi le christ du Corcovado n ‘a pas les pouces en l’air ? Sans doute parce que le sculpteur était français et non brésilien…« Todo bem » et surtout ne changez rien

En plus, les brésiliens ont failli nous acheter le Rafale, mais seulement failli, ils ne sont quand même pas bêtes, juste sympas, parce que qui veut acheter un rafale aujourd’hui ? Ils pensent même à notre pays, la France, leur bête noire footballistique…

Quand je vous dis qu’ils sont sympas…



4 Comments to “Le coup de pouce de Rio”

  1.  Antione said on

    Todo bem…!!!!!!!

  2.  Alexandre said on

    je t’avais pourtant prevenu …..

  3.  charles said on

    tu avais mille fois raison… mais je me suis fait avoir aussi

    :-)

  4.  ALEJANDRO said on


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