Aller aux Galapagos relève du mystique. Voilà un nom que tout le monde connaît, un terre d’extrême, volcanique, où se croisent des courants chauds et froids et où des espèces pour le moins bizarres vivent encore. En tout cas, une des plus bizarres reste les hommes vus que Darwin est venu ici et en est reparti avec l’idée que nous étions cousins évolués des singes tout en mangeant des tortues et en voyant des lézards aquatiques. Et d’autres choses bizarres comme cette baronne dont tous les amants moururent à la suite…

Dans le genre bizarre, mon avion devait être plein et finalement il n’était qu’au ¾ rempli. Cela vient paraît-il des places attribuées mais non vendus par des agences. Alors oui, il est possible de partir le jour même aux Galapagos en campant à l’aéroport.

Le lien vers l’album Flick’r

Une fois payé les droits d’entrée divers qui rendent les Galapagos d’un certain côté aussi unique et difficile d’accès, on entre de plein pied dans un sorte d’Eden. Un vrai paradis, tout d’abord San Christobal est cool, tranquille, un petit port de pêche dans une anse tranquille. L’homme ici n’est pas pressé, mais alors que des dirs des « lobos », les phoques qui littéralement dorment partout, sur les plages, sur les docks en bois dans l’eau, sur les promenades de la ville et même pour certains sur des blancs publiques, surement un amoureux de Brassens, ce phoque.

Une petit promenade permet de prendre le pouls de l’ile, avec les fous de bassans ou cet oiseau, faisant des piqués dans l’eau.  Oui, les animaux sont bizarres ici et on les trouve nulle part ailleurs. D’ailleurs il ne doit pas être facile de s’adapter pour le nouvel arrivant. Ainsi, une colonie des norvégiens est venu s’installer des les années 20 dans ce qu’il pensait être un paradis, pour en rejoindre un autre en moins de temps qu’il faut à un plombier polonais pour réparer un bidet,

La flore aussi est particulière mais sur ce point là, je suis moins précis que sur la faune, d’ailleurs en se rendant dans l’eau, on se rend compte aussi de l’extrême variété de la faune aquatique issue de 3  courants convergents selon la  période de l’année : le courant froid de Humbolt venu du Sud et des côtes chiliennes et péruviennes, le courant froid equatorial dit de Cromwell venant de l’Ouest, le courant chaud de nasca ou du Panama venant du Nord/Nord-Est, sans parler du Nino venant du pacifique quand cela lui chante.

Pour résumer, Les Galápagos se situent au confluent de trois courants océaniques (panaméen, péruvien et sud-équatorien), auxquels viennent s’ajouter des « upwellings » (courants provenant des fonds et remontant vers la surface). Cette convergence est à l’origine d’un véritable creuset d’espèces marines, dont près de 25% sont endémiques…Cela crée un mélange unique que l’on peut découvrir par le snorkelling ou mieux par la plongée. De plus, chaque ile va avoir une influence plus ou moins prononcée d’un courant t donc un développement de sa faune différente.

Cela permet de voir sous l’eau des profusions d’espèces, du requin marteau à la raie bleue en passant par de divers poissons. Le monde sous-marin reste féérique au large de ce iles où la priorité au surf est souvent prise par une bête profilé pour suivre les vagues comme les jeunes phoques.

Faut-il venir ici ? La réponse est oui mais le touriste est une espèce groupé qui fait toujours les mêmes choses. Ici il prend la forme du couple américain bedonnant à la retraite mangeant la bouche ouverte son chewing gum et trouvant tout « wonderful ». Il faut dire que beaucoup de choses se font en croisière où cet espèce de touriste prolifère.

Alors oui, destination touristique, très touristique peut-être un peu trop ce qui fait gonfler les prix mais cela reste un lieu unique.

Alors oui, l’homme n’est qu’une espèce parmi les autres ici et pas forcément la plus unique.

Oui, les animaux sont bizarres ici et on les trouve nulle part ailleurs.

Une autre preuve ? Je parle en espagnol ou essaie de converser en espagnol mais on me répond en anglais, du coup, voilà une conversation où le galapagopais (ou l’espagnol) me parle en anglais et moi le gringo français en espagnol (bon, le vrai gringo ne vient que des USA).

Quand je vous dis, que l’on est bizarre, les hommes… Tiens, en France on fait encore des grêves et on gueule… quand je vous dis que l’on est bizarre.

One Comment to “Les Galapagos, vous avez dit bizarre?”

  1.  Jul said on

    Trop mimi le phoque..veut jouer avec lui

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