Trek dans le Torres del Paine pas loin de la fin du monde…

80 kilomètres de trek dans des paysages de glaciers avec des couleurs incroyables…

J’en ai plein les pattes de marcher mais c’est beau. Je dois arriver à un bon mois de trek dans mon voyage.
Suite au GR Calédonien, se terminant avec plus rien à manger, le Torres del Paine ne devait en aucune mesure se passer ainsi. Mon sac fut ainsi une corne d’abondance de vivres que j’ai mis méticuleusement 4 jours et 3 nuits à tout descendre. Rien ne fut oublié, les coups de fouets énergétiques sous forme de barres ou de fruits secs, les casses pattes sous forme de saucissons et de fromages malheureusement pas de nos contrées mais aussi les coups de bambous sous forme d’une fiole de « pisco sour » pour pouvoir contempler le paysage de chaque arrivée.

Le lien vers l’album Flick’r


Le reste alimentaire fut un poulet déjà cuit, du pain, des boîtes de thon et des avocats et bananes. Le reste alimentaire fut plus lourd que prévu donc la décharge de mon sac devenait vitale d’où des vrais repas à chaque arrêt. Comme quoi la nourriture déshydraté reste la meilleure solution pour un sac léger…à moins que ce ne soit la tente, sac de couchage et autres matelas qui ont alourdi mon sac.
En tout cas, avec tout le matériel loué à Puerto Natales, des zones de camping gratuits sur le chemin et proches des lieux remarquables du parc, voilà un trek qui s’annonce intéressant même si je préfèrerai faire moins de distance mais plus de dénivelé positif ou non. ( en gros, je préfère plus de montées/descentes que les kilomètres)
La première nuit se passe près des 3 Torres et de son lac glaciaire. Evidemment, le soleil de l’aube sur ces flèches est un spectacle que tout photographe doit attendre. Je ne suis pas photographe et je préfère à la limite le coucher de soleil car cela m’empêche pas de dormir…surtout que le soleil a des horaires de fêtard ne se couchant que très tard et en étant déjà là le matin tôt. C’est que le soleil de minuit ici est presque une réalité. En tout cas, dans mon cas, la tente fut montée dans la vallée et la montée fut faite avec une bouteille d’eau, un appareil photo et la fiole d’alcool pour passer un fin d’après midi agréable.

Mon deuxième jour fut le 2 en 1 du marketing. 2 étapes pour le prix d’une. La grande traversée pour atteindre la vallée del Frances et pour la grimper jusqu’au point de vue. Effectivement, pour rejoindre cette vallée, le chemin fut long mais plutôt plat et permettait d’avoir des vues splendides sur le lac (Nordanskjo) et toutes les montagnes autour car nous nous promenons à des altitudes frisant les 100 mètres et rarement dépassant les 1000 mètres. C’est bas la Patagonie. Dans l’après-midi, après avoir déposé ma tente au camp des italiens, et avec mes dernières forces vives, j’ai effectué un aller et retour jusqu’au camp britannique dans la vallée des français pour témoigner de ce spectacle à 360° de ces pics qui nous contemplent.

Après avoir descendu beaucoup de mes vivres, la troisième journée de marche fut consacrée à l’arrivée sur le lago Grey et son glacier se terminant dans le lac. Une marche somme tout assez longue depuis le camp des italiens et où le vent s’engouffre dans certains passages rendant la marche assez difficile par moment. C’est qu’il y a du vent en Patagonie.
Cet étape est une montée/descente de 3h 30 ajoutée au un peu moins de 2 heures pour rejoindre ce chemin depuis le camp des italiens . Mon camping gratuit est situé à une heure de marche supplémentaire et offrait surtout un point de vue superbe surplombant le glacier se terminant dans l’eau. Un spectacle unique et fascinant qui allait donner la mesure du Perito Moreno quelques jours plus tard. Une nuit dans ce camp, un lever à la fraiche pour couvrir les 4h30 d’étape pour revenir en arrière et prendre le bateau de 12H30 qui était lié au bus qui ramène les randonneurs à Puerto Natales. Etape faite en 3h30 environ ce qui m’a permis de profiter d’un bon café avec mon dernier bout de barre énergétique.
Tout fut mangé et bu sauf les abricots secs, pourtant la meilleure source d’énergie donc gestion de la nourriture à revoir pour le prochain cheminement.

C’est bien beau de marcher dans des paysages si particuliers mais qui ressemblent par moment aux Alpes. Un vrai beau moment sublimé par le beau temps ou alors qui peut devenir difficile à vivre si Mère Nature ne l’entend pas de cette oreille.

Fitz Roy & Perito Moreno:

Le pendant tout aussi beau et spectaculaire du Torres del Paine chilien, le parc national de los Glaciares. Un lieu tout aussi unique puisque la seconde réserve mondiale de glace après l’Antarctique. Des paysages de montagnes à couper le souffle aussi et des ballades que l’on peut effectuer en une journée depuis El Chaiten (ou faire un circuit de 3 jours aussi en suivant une boucle dans le parc), petit village qui s’est développé grâce à l’afflux touristique des personnes attirées par ces paysages sublimes.


Le moment le plus incroyable de ces marches fut la montée aux « lagunas de los Tres », devant le Fitz Roy. Le vent était tellement fort en haut que je ne pouvais tenir debout et la lutte contre Éole fut impossible. Les éléments étaient bien plus forts que moi et j’ai compris ce qu’un vent en Patagonie pouvait représenter, et je sais désormais qui est le patron entre la nature et moi…
Le Fitz Roy se trouve à 3 heures de route par la fameuse « ruta 40 » argentine d’El Calafate, l’autre haut lieu touristique de la Patagonie sud argentine avec son fameux Perito Moreno, glacier qui vient se terminer dans le lac Argentina et qui surtout crée un barrage naturel entre le lac et un de ses bras. Du coup, le glacier est soumis à des terribles pressions de toute part, ce qui explique les morceaux de glace assez fréquents qui tombent depuis le Glacier qui fait 60 mètres de haut tout de même, ainsi que les bruits de frottement et de tremblement de cette glace vivante mais aussi et surtout, le fameux moment que tout le monde attend dit de la rupture, ou quand la pression de l’eau du bras séparé du lac devient trop lourde à supporter et fait exploser le pont de glace qui obstrue la libre circulation de l’eau entre les 2 parties du lac. C’est un évènement qui arrive une fois tous les 5-10 ans que je n’ai évidemment pas vécu même si le pont de glace est tombé le matin de ma visite, mais à cause de la chaleur. Si vous êtes dans ce coin du monde, la visite vaut le coup même si vous cherchez à éviter la foule. Il faut y aller… et pas besoin de tour guidé pour cela.

5 Comments to “Un tour en Patagonia”

  1.  bertaux said on

    ah mon ptit charly, que de bon souvenir. Quel chance tu as eu de pouvoir marcher sur ces terres si merveilleuses, dures mais tellement belles. En tout cas je suis content que tu es pu tester ta valeur face à Eole mais garde tes forces pour tes futurs adversaires walisiens …
    A trés vite.
    Julien.

  2.  charlot said on

    les walisiens…trop dur pour moi
    je me contenterais des canaks :-)

  3.  Charlie's World Tour » Blog Archive » Mes joggings les plus marquants said on

    [...] Un tour en Patagonia [...]

  4.  Another Title said on

  5.  JEFFREY said on


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